jardin de rocs
Dans le jardin de rocs, pierres, arbres morts, troncs noirâtres dévastés, se reflètent en douceur sur l’eau calme d’un bassin ou de larges feuilles s’épandent en expansion continue, semées de fleurs à pétales si larges, si blanches, qu’un crapaud s’y cache et se tait. Là haut le ciel immobile où seule pâlit la lune, se trahit en solitude en ce miroir paisible. Selon l’endroit où l’on se place, accoudé à la balustrade de pierres torsadées, sept reflets de l’astre se rejoignent moment privilégié de contemplation. Or le nénuphar, le jardin ne recèle ni fleurs, ni plantes vivaces. Jardin nature morte, composition séculaire, organisée, maîtrisée, chaque jour semblable, mais si différent à l’œil de l’esthète, qui lui aussi statique, statue intégrée, participe à l’œuvre


