Travaux Marrakchi
Des associations se créent. Culturelles. Sauvegarde du patrimoine. Association de propriétaires de maisons d’hôtes. Mise en place d’observatoires.
Les rues se goudronnent et se pavent. Vite. On ressent un besoin. Une nécessité pour la municipalité. Des projets, des actes : élections proches ! L’éclairage, les égouts, immenses chantiers mis en œuvre. Un plan, une carte, une indication pour les accès dans la médina, ses « derbs » secrets, étroits, sinueux. Un inventaire raisonné des lieux historiques, des monuments à sauver, fontaines, arches…Tout en gardant une authenticité, un témoignage du passé, l’exotisme, ce flot d’images d’orient qui courent dans les têtes des touristes. Garder ces tapis exposés sur les murets des terrasses, au soleil pour les décolorer, les vieillir ; dans la pénombre des souks l’éclat du cuivre, le martèlement du fer forgé, les étals, échoppes, boutiques. Ailleurs un minaret, le four, centres de vie des derbs. Tout doit évoquer les impressions actuelles qui se bousculent : odeurs, couleurs, lumière, apparente anarchie, désordre tumultueux. Ah ! Oser se perdre un peu. Surtout au nord de la place. Là se trouvent les plus anciens quartiers avec leurs « fondouks » (caravansérails) où descendent les berbères. Oser les venelles étroites, pittoresques, parfois franchies par des pièces d’habitation – les « Sabas » - . Ici pas de boutiques. Véritables impasses qui ne mènent nulle part.
Des terrasses - au soleil couchant - le « hmar » – ce rouge si particulier – ce rouge marrakchi prégnant, spectacle quotidien dont on ne se lasse.


