Soirée à Marrakech
Le repas à la nuit fraîche dans le patio et le vin. Conversation sur la religion. Sujet de débats sans fin, les musulmans s’enfermant en leurs certitudes.
L’alcool le boivent sans modération, sans même l’apprécier, juste pour s’enivrer.
Bouch d’une lampée engloutit un plein verre de whisky. L’effet ne tarde pas – l’estomac encore vide – le voilà qui sourit aux étoiles, clame fort ce que l’on ne comprend, prend la petite Imen - la petite fille de Fatima la bonne - en ses bras, un tour de danse, il gesticule, pour un peu lâche l’enfant, la mère se désole, les convives ne rient plus, seul le clown se comprend, apostrophe tout un chacun jusqu’à ce qu’excédé je le renvoie. Il va parcourir la ville hilare et rouge, voulant débattre. Nous sommes au troisième jour après l’Ait, les musulmans peuvent à nouveau – après ramadan – acheter de l’alcool. Il faut dire que pendant la fête, tout comme pendant ramadan l’alcool interdit ne se peut acheter il est demandé aux Européens qui souhaitent acquérir vins et alcools de présenter leur carte d’identité, ce qu’ils prennent est consigné car certains achètent pour le compte de musulmans se faisant ainsi un « bakchich ».
Dans les toilettes – il y a du papier hygiénique – ils préfèrent le seau et l’eau.
Lorsque l’on leur dit – pour les chambres d’amis –de mettre sur le matelas une alèse – à quoi ça sert ? – des draps – pourquoi faire ? Une couverture suffit ! – des serviettes de toilette – Ah ! Bon… - une balayette pour les WC – à quoi ça sert ? –
Azziz ne comprend pas la différence de mentalité, de culture. Quelque peu intransigeant. Son visage se pince, ses yeux s’enveniment, répulsion de son être : que l’on osât douter de l’omniscience d’Allah !


