Noel à Marrakchi
A la sortie Mohamed me ramène. Il m’annonce que le repas serait possible. Amina n’ayant jamais envisagé de sortir avec un étranger, encore moins de dîner avec un non musulman. Il faut fixer une date. Demain je déciderais : Inch’Allah !
Ah ! Amina. Nièce de Mohamed. Dès que je l’ai rencontré j’ai souhaité lui parler, déjeuner avec elle, mieux faire sa connaissance.
Noël dans le monde. Chacun ici souhaite aux Européens bonnes fêtes, bonne année – en avance -. Pour eux Noël jour normal. Abdullah m’offre une bûche seul témoignage d’amitié en ce jour !
Le calme du ramadan c’en est fini. Altercations, bagarres, horions reprennent, la boisson – on ne risque plus de prison – fait ses ravages, les habitudes – patienter sur le siège bas, attendre le chaland, l’interpeller – retrouvent le rythme familier du quotidien.
Cinquième jour qu’il y a des touristes. Café de France plein.
Lendemain de Noël, ils déambulent en T’shirts, chemisettes, robes légères, paquets de plastique noir contenant achats de bibelots, certains se « la joue djellaba ». Les cars en rondes régulières devant le CTM déversent leurs contingents de touristes. Les calèches rustiques si antiques qu’elles roulent lentes interpellant. Des guides traînent des troupeaux dans les souks débitant leurs « salades » pour « gogos ».
D’autres guides en mains Lonely Planet, le mauvais routard - feuillettent les pages, cherchent les noms des rues – qui n’existent pas – demandent leur chemin, un, deux, puis trois marocains serviables les entourent chacun son itinéraire encore que se consultant ils ne savent pas, pas trop, un peu « chouia » où cela se trouve ni se situe, entre-temps la foule agglutinée tente d’intervenir, d’expliquer – quelle gentillesse – alors la tête tel la girouette au vent soufflant tourne, de guerre las le touriste excéd
é abandonne, décide de partir au hasard.


