Les Saadiens - Marrakech
Après deux siècles de déclin, la rentrée dessaadiens, fut le symbole de la renaissance de la ville.
Le mausolée des saadiens vient par la splendeur de ses formes architecturales et décoratives, par la valeur des matériaux utilisés, par le travail titanesque du plâtre s’apparentant à l’ivoire ciselé, par sa remarquable symétrie, par sa lumière éclatante, un lieu très prisé, digne de respect, largement visité par les touristes si nombreux.
Venons-en à 1912 et au protectorat. Lyautey demanda l’urbaniste Henri Post de restructurer la ville : c’est ainsi que le nouveau quartier de Guéliz naquit.
Ainsi on retrouve d’une part la ville ancienne blottie dans ses remparts entourés de vastes jardins d’un vert profond arrosé par des canaux d’irrigation centenaire et de l’autre la ville nouvelle.
Deux grands bassins alimentent les oliviers et les palmiers. Cette masse de verdure contraste avec les plaines arides du Haouz qui s’étendent au loin. Aux loin d’ailleurs les cimes enneigées de l’Atlas donnent à Marrakech cet aspect envoûtant qui charme tant les touristes et les acheteurs actuels.
Pour mieux comprendre la médina il faut savoir qu’il y a trois ensembles indépendants : la médina, la casbah, le mêlah. Ces ensembles sont reliés par la place Jama . Lieu magique de convergence des citadins, des ruraux et surtout des touristes. Le tout dominé par le minaret de la koutoubia.
Les souks commencent à Jama el fna et s’étendent à l’est et au Nord et sont organisés en corps de métier. Les ruelles labyrinthiques sont protégées du soleil par des lattes en bois. On trouve les les souks spécialisés en épices et fruits secs, le souk spécialisé en tissu étoffe ,le souk de laine,le souk des tapis qui sont vendus aux enchères en fin d’après-midi, le souk des maroquineries, le souk des anciens esclaves transformés de nos jours en boutiques d’apothicaire, le souk du bois de noyer sculpté, le souk des babouches et des forgerons, le souk des dinandiers et des teinturiers. La casbah, elle, abrite la ville royale de Marrakech. Muraille sobre témoignant de la confiance qui règne entre les souverains et leur sujet.
La casbah à trois parties : de grands espaces de réception formant la partie publique, un espace réservé au harem, et dernière partie comportant des jardins et vergers et bassins.
Trois grands jardins encerclent la ville : la menara un triangle imaginaire du nord au sud et du Sud à l’ouest , le jardin Majorelle et Agdal qui s’étend sur une surface de 1200 m de longueur sur 800 de largeur un grand bassin futpu réalisé au XIIe siècle.
Du balcon du pavillon de la ménara un paysage extraordinaire s’offre à nous au centre la seconde couleur nature sublime dans l’ombre et la lumière de ce lieu mythique.
Les jardins Majorelle on y retrouve une remarquable exposition de cactées et d’espèces variées : bougainvilliers, cyprès, bambous et bananiers.
Yves Saint-Laurent a fait installer un musée d’art islamique comprenant des tapis, des bibelots et des objets d’artisanat dans un pavillon de couleur bleue intense. Les jardins de l’Agdal s’étendent au sud sur une longueur de 3 km et largeur de1,5 km on y trouve Oliviers, arbres fruitiers, orangers, mandariniers, abricotiers, pruniers, grenadiers, pommiers, poiriers.


