Jardins Marrakech
Que l’effroi me vienne, je résisterai… Marchant à grands pas en ce jardin retiré où règne obscurité et phalènes. A grands pas mes enjambées me mènent au-delà de la nuit jusque la finitude…mais encore quelques mètres…et je ne sais… cette morsure de froid, ma détresse jusque la racine des cheveux me pousse, ma température en baisse, mes membres tremblent d’effroi et là-bas au loin le réverbère que – dans l’instant – espère atteindre - comme le phare solitaire et salvateur aux marins sourit d’une chance inespérée dans la tempête ou le brouillard - je marche à grands pas éperdus, perdu dans l’immensité d’un désert noir où fuient même les mouettes, nul goélands du grand large, bosquets fantômes comme houle, ce jardin est une mer que nulle foule ne parcourt. Solitaire navigation.


