Achat d’un riad
Il fut convenu de se retrouver le lendemain matin. Devant la boutique d’un des fils du propriétaire. Puis de se rendre chez le notaire. Là se signeraient les actes. L’un pour la location, l’autre pour la vente.
Le prix entre les parties étant au préalable défini et convenu.
Les parties : un « faux guide » (c’est lui qui a emmené les touristes clients chez l’agent immobilier), un collaborateur de celui-ci, un entrepreneur, le propriétaire et ses fils.
Au matin, Asmi le collaborateur de l’agence immobilière, 80 ans, forte corpulence, déjà là, patiente assis devant la boutique sur un tabouret. Arrivent les futurs locataires. Puis le « faux guide » Hassan qui tient à se trouver présent pour être sur de percevoir sa rémunération d’intermédiaire pour avoir mis en présence Asmi et les clients.
De blanc vêtu, genre gigolo colonialiste, le patron de l’agence invective brusquement Hassan. Le traitant de « faux guide » ne voulant apparemment pas le rétribuer.
Asmi dit : « on va chercher la police »
Le fils du propriétaire qui s’occupe de la boutique, excédé – les invective - met tout ce petit monde à la porte y compris les « pauvres Français » qui , ahuris, n’y comprennent rien. Ils se disent qu’après tout !
Le ton monte, la rue prise à témoin, les bazaristes – cris, gesticulations – on se dirait au théâtre Italien, l’on interprète gestes, mouvements, vociférations, mimiques, sauf les mots –langue inconnue –
L’entrepreneur tente de calmer le jeu.
Arrive le propriétaire. Calme momentané. Puis à nouveau l’embrouille. On se déplace de quelques mètres.
Enfin Asmi annonce : « Ca y est, c’est réglé ! On va chez le notaire ».
Apparemment il y a eu entente entre Asni et Hassan !
Par petits groupes, direction l’étude.
La procession traverse Jaama Fna se retrouve à l’étage du notaire. Porte close. La raison : fête nationale.
Aucun d’entre eux n’y avait pensé !Rendez-vous reporté au lendemain.
- Quelle altercation !
- C’est rien, c’est comme ça le Maroc !


